Fiches de films - Répliques
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Il faut sauver le soldat Ryan
[Les alliés débarquent en Normandie]
Sergent Horvath : Je veux voir plein d'espace entre chacun. Cinq hommes groupés, c'est une occasion unique. Un homme, c'est du gaspillage de munitions.
Soldat : Ils nous massacrent. On n'a pas une chance, bordel de merde, et ça c'est pas juste !
Sergent Horvath : Reiben ! Eh, Reiben ! Reiben, Reiben ! Où est ta mitraillette ?
Reiben : Au fond de la Manche, sergent, elle a failli me faire couler.
Sergent Horvath : Trouve t'en une autre.
Capitaine Miller : Reiben ! Mellish ! On entre en guerre ! Vous couvrez notre progression et vous me canardez cette position.
Capitaine Miller : Y a rien d'autre à faire ici que de mourir !
[Miller rejoint Horvath sous un tir nourri]
Sergent Horvath : Capitaine, si votre mère vous voyait, elle serait complètement affolée.
Capitaine Miller : Je croyais que c'était toi, ma mère.
[Deux soldats allemands sortent d'un bunker les mains en l'air. L'un d'eux supplie les américains]
Un GI : Quoi ? Quoi ?
[L'allemand continue à supplier]
Le GI : Quoi ? Désolé, mais je ne comprends rien à ce que tu dis, connard.
[Les 2 soldats allemands sont abattus par les soldats américains]
Autre GI : Qu'est-ce qu'il a dit ? Mais qu'est-ce qu'il a dit ?
Le GI : [hilare, levant une main, avec un accent teuton] "Ach ! Che fais me lafer les mains pour le tîner."
Caparzo : Regarde ! Un couteau des jeunesses hitlériennes.
Mellish [prenant le couteau] : Ce sera un couteau pour le Shabbat maintenant.
Un officier : Colonel, il y a quelque chose que vous devez savoir. ... Ces deux hommes sont morts en Normandie. Celui-là à Omaha Beach.
Le Colonel : Sean Ryan.
L'officier : Celui-là à Utah Beach.
Le Colonel : Peter Ryan.
L'officier : Cet homme a été tué la semaine dernière en Nouvelle Guinée.
Le Colonel : Daniel... Ryan.
L'officier : Ces 3 hommes sont frères, Colonel. Je viens d'apprendre que cet après-midi, leur mère va recevoir les 3 télégrammes. Ce n'est pas tout, il y a un quatrième frère, le plus jeune, qui a été parachuté avec la 101ème aéroportée avant le débarquement. Il est quelque part en Normandie, et on ne sait pas où.
Le Colonel : Est-il vivant ?
L'officier : On ne sait pas.
Un officier : Général, d'après les premiers rapports des hommes de Mike O'Sheafe, la 101ème a été mise en débandade. Il y a eu beaucoup de parachutages ratés sur toute la Normandie. Si l'on part du principe que Ryan a survécu à ce saut, il peut être n'importe où. Il est probablement mort au combat. Et franchement, Général, si vous envoyez une sorte de mission de sauvetage qui devra se frayer un chemin au travers des forces allemandes, sur notre axe de progression, ils vont eux aussi mourir au combat.
Général Marshall : Ce garçon est vivant. Nous allons envoyer des hommes pour le retrouver. Et nous allons tout mettre en oeuvre pour le sortir de là.
Reiben : Quelqu'un peut me dire ce qui est logique dans tout ça ? J'veux dire, ça rime à quoi de risquer la vie de 8 de nos gars pour sauver celle d'un seul type ?
Capitaine Miller [dans ses calculs] : 20 degrés. Quelqu'un veut répondre à ça ?
Wade : Reiben, t'as pensé à la mère de ce pauvre imbécile ?
Reiben : Eh, Doc, j'ai une mère moi aussi. J'veux dire, t'as une mère, le sergent a une mère... Je parie que même le capitaine a une mère. ... Enfin, peut-être pas le capitaine, mais tous les autres ont une mère.
Reiben : Et vous, Capitaine, vous avez un avis ? J'veux dire, vous râlez jamais ?
Capitaine Miller : Je ne râle pas devant toi, Reiben. Je suis le Capitaine. On respecte la hiérarchie. On râle contre le supérieur. Vers le haut, jamais vers le bas. Vous râlez devant moi, et moi je râle devant mes officiers supérieurs, et ainsi de suite, ainsi de suite, ainsi de suite... Je râle pas devant vous, je râle pas en face de vous, tu devrais le savoir, comme tout bon ranger.
Reiben : Excusez-moi, Capitaine, mais si vous étiez pas capitaine, ou bien moi, si j'étais votre commandant, qu'est-ce que vous diriez ?
Capitaine Miller : Ben, dans ce cas, je dirais [ironique] "C'est une excellente mission, Commandant, avec un objectif parfaitement valable, Commandant, qui vaut la peine que je fasse des efforts et, plus que tout, j'éprouve un très grand chagrin pour la mère du deuxième classe James Ryan et je suis prêt à donner ma vie et la vie de mes hommes", et en particulier la tienne, Reiben ! "pour alléger sa souffrance."
Upham [à propos du Capitaine Miller] : Reiben, vous ne savez même pas où il est allé à l'école ?
Reiben : Le Capitaine n'y est pas allé. On l'a assemblé à l'école des officiers avec des restes de GI morts.
James F. Ryan : Comment ils sont morts ?
Capitaine Miller : Ils sont morts au combat.
James F. Ryan : Non, c'est pas possible ! C'est... c'est pas possible, mes frères sont encore à l'école primaire.
Capitaine Miller : Tu es James Ryan ?
James F. Ryan : Oui.
Capitaine Miller : James Francis Ryan, de l'Iowa ?
James F. Ryan : James Frédéric Ryan, du Minnesota... Est-ce que ça veut dire que mes frères sont en bonne santé ?
Capitaine Miller : Oui, je suis sûr qu'ils vont bien.
Capitaine Miller [au milieu des décombres] : Il resterait pas dans cette ville un genre d'hôtel 3 étoiles avec des draps propres et de bons oreillers et un room service ?
Officier : Que diriez-vous d'une confortable église ?
Capitaine Miller : On s'en contentera.
Capitaine Miller : Tu sais, quand... quand tu en arrives à faire tuer un de tes hommes, tu te dis à toi-même : "C'est arrivé pour que tu puisses sauver la vie de deux, ou trois, ou des dizaines d'autres. Peut-être même une centaine." Tu sais combien d'hommes j'ai perdus sous mon commandement ?
Sergent Horvath : Combien ?
Capitaine Miller : 94. Mais ça veut dire... que j'ai sauvé la vie de 10 fois plus d'hommes. Tu vois ? Peut-être même 20 fois plus ! 20 fois plus d'hommes... Et c'est aussi simple que ça. C'est comme ça que... qu'on se donne bonne conscience d'avoir choisi entre la mission et les hommes.
Sergent Horvath : Sauf que cette fois, la mission est un homme.
Capitaine Miller : Faudra qu'il en vaille la peine, ce Ryan. Il faudra qu'une fois chez lui, il guérisse une maladie ou invente une lampe qui dure plus longtemps que les autres. Parce que je ne donnerais pas 10 Ryan pour un Vecchio ou un Caparzo.
Sergent Horvath : Amen.
Reiben : Capitaine... J'sais pas, vous savez, j'le sens pas bien, ce coup-là.
Capitaine Miller : C'est quand, la dernière fois que tu as bien senti quelque chose ?
[Le Capitaine Miller libère le soldat allemand]
Reiben : Vous plaisantez ! On va pas le laisser partir ?
Capitaine Miller : C'est un prisonnier de guerre. On peut pas l'emmener avec nous. Nos soldats vont le ramasser tôt ou tard.
Reiben : Sauf s'il se fait ramasser par sa Wehrmacht qui va vite nous le remettre en circulation. C'est l'ennemi que vous laissez filer, Capitaine.
Mellish : Ça, c'est une belle connerie.
Jackson : Ouais, c'est bien vrai.
Upham : Une connerie ? Vous trouvez que c'est une connerie ? Tuer un prisonnier, ça s'appelle une connerie ? C'est contre tous les règlements !
Reiben : Ben tes règlements de merde, ils se font la malle avec ton nouveau pote ! [ironique] Je suppose que c'était la meilleure solution, hein, Capitaine ?
Capitaine Miller : Prends ton paquetage, on y va.
Reiben : J'espère que Maman Ryan est drôlement contente de savoir que la vie de son gentil Jimmy est plus importante que celle de nos deux gars !
[Le Sergent Horvath est sur le point d'abattre Reiben pour désertion]
Capitaine Miller : Je suis professeur. Je suis professeur de Lettres. Dans une petite ville appelée Addley en Pennsylvanie. Durant les 11 dernières années, j'ai enseigné au lycée Thomas Alva Edison. Et j'étais entraîneur de l'équipe de base-ball au printemps.
Sergent Horvath : Ben ça alors...
Capitaine Miller : Chez moi, quand je dis aux gens c'que je fais comme métier, ils se disent "Oh, je m'en serais douté." Mais par ici, c'est... un vrai... un vrai mystère. Alors il faut croire que j'ai changé. Et y a des fois où je me demande si j'ai changé au point que même ma femme ne pourra pas me reconnaître quand je retournerai auprès d'elle. Et comment est-ce que j'pourrais jamais... lui parler de jours comme aujourd'hui ?
Capitaine Miller : Ryan... Je ne connais pas ce Ryan et j'en ai rien à foutre. Ce type ne signifie rien pour moi. C'est juste un nom. Mais si... si aller à Ramelle et le retrouver pour qu'il rentre chez lui, si ça me permet de retourner auprès de ma femme, et ben alors... alors c'est ma mission. [à Reiben] Tu veux te tirer ? Tu veux laisser tomber ? Aller te battre ? Très bien, très bien, je t'en empêcherai pas. Je te ferai même les papiers qu'il faut. Tout ce que je sais, c'est que chaque fois que je tue un homme, je m'éloigne un peu plus de chez moi.
Capitaine Miller : Tes frères ont été tués au combat.
Ryan : ... Lesquels ?
Capitaine Miller : Tous les trois.
Reiben : On a déjà deux de nos gars qui sont morts pour te retrouver, compris ?
Ryan : Capitaine ?
Capitaine Miller : C'est exact.
Ryan : Comment est-ce qu'ils s'appelaient ?
Mellish : Irwin Wade et Adrian Caparzo.
Ryan : Wade et... ?
Mellish : Caparzo.
Ryan : Ça n'a aucun sens.
[Ryan refuse de rentrer]
Sergent Horvath : Quels sont vos ordres ?
Capitaine Miller : Sergent, nous avons franchi les limites les plus étranges. Notre monde a pris un tournant surréaliste.
Sergent Horvath : Oui, ça c'est sûr, mais la question tient toujours.
Sergent Horvath : Y'a une part de moi qui pense que le monde a raison. Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter ça ? Il veut rester ici ? Très bien, alors laissons-le et rentrons chez nous.
Capitaine Miller : Ouais...
Sergent Horvath : Mais y a une autre part de moi qui pense que si par je ne sais quel miracle, on reste et on arrive à l'sortir vivant d'ici, un jour on pourrait p't-être repenser à tout ça et se dire que... sauver le soldat Ryan aura été la seule chose décente qu'on ait été foutus de faire dans tout ce... terrible putain de merdier. Voilà ce que je pense, Capitaine. Et comme vous avez dit, si on fait ça, on mérite tous de rentrer chez nous.
Ryan : Qui est-ce qui chante, Capitaine ?
Capitaine Miller : Edith Piaf.
Ryan : Pourquoi elle a une voix si triste ?
Capitaine Miller : Parce qu'elle est triste. Parce que l'histoire que raconte cette chanson est triste.
Ryan : La vie est triste.
Ryan : Imaginez une fille qui est tombé la tête la première de l'arbre de la laideur, et qui a heurté toutes les branches dans sa chute !
[Jackson se trouve dans le clocher de l'église et tire sur les soldats allemands tout en priant]
Jackson : Béni soit le seigneur, la force qui conduit mes mains à la guerre et mes doigts au combat... [Coup de feu] Ma miséricorde est ma forteresse. Mon danger, mon libérateur... [Coup de feu] Mon bouclier, celui à qui je donne ma foi... [Coup de feu. Un tank pointe son canon vers le clocher] PARKER COUCHE TOI ! [Explosion]
[En plein combat]
Sergent Horvath : On va à Fort Alamo !