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Fiches de films - Répliques

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Amadeus

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33 répliques

Réplique #15357 | [-] 2 [+] (8 votes)

Salieri : Avez-vous des connaissances en musique ?
Père Vogler : Quelques notions. J'ai étudié étant jeune.
Salieri : Et où ?
Père Vogler : Ici, à Vienne.
Salieri : Ah. Alors vous devez connaître ceci.
[Il joue un air au piano]
Père Vogler : A vrai dire, non... Et qu'est-ce que c'est ?
Souvenir d'une ovationSalieri : Ce fut un air très populaire en son temps. une de mes œuvres ! Tenez, connaissez-vous cela ? [il joue un autre air] A l'époque, je reçus une belle ovation... Eh bien ?
Père Vogler : Je regrette. Cela ne me dit pas grand chose.
Salieri : Vous n'avez retenu aucune de mes compositions ! J'étais le plus célèbre compositeur d'Europe. J'ai composé 40 opéras, tout seul. Attendez... Et ça, vous connaissez ? [Il joue la Petite Musique de nuit. Le prêtre chantonne l'air en même temps]
Père Vogler : Oui, oui, je connais. Ah ! C'est très charmant. Je ne me serais jamais douté que c'est vous qui l'aviez écrit !
Salieri : Non, je ne l'ai pas écrit. Ça, c'est de Mozart. Wolfgang Amadeus Mozart.
Père Vogler : L'homme que vous vous accusez d'avoir tué.
Salieri : Vous savez cela ?
Père Vogler : Est-ce vrai ?

Réplique #15358 | [-] 2 [+] (6 votes)

Salieri [à propos de Mozart] : Il était mon idole. Depuis toujours, je connaissais son nom. J'en étais encore à des jeux d'enfant que lui jouait déjà de la musique devant les Rois, les Empereurs, même devant le Pape à Rome. Je l'avoue, j'étais jaloux. De ce qu'on racontait sur lui, j'enviais non le petit enfant prodige, mais le père, ce père qui lui avait tout appris. Mon père à moi ne s'intéressait pas à la musique. Moi, j'avais un rêve, et ce rêve était de devenir comme Mozart ! A cela, mon père répondait : "Pourquoi ? Veux-tu être un singe savant ? Pour être traîné dans toute l'Europe, comme un animal de foire ?" Comment dire à ce genre d'homme ce que la musique représentait pour moi ? Pendant que mon père priait Dieu avec ferveur de protéger son commerce, moi j'adressais au Créateur, en secret, la plus vibrante des prières d'enfant : "Seigneur, Fais de moi un grand compositeur. Laisse-moi célébrer Ta Gloire par la musique pour être moi-même célèbre. Rends-moi célèbre de par le monde, Seigneur. Rends-moi immortel. Et après ma mort, Fais que mon œuvre me vaille l'amour des hommes. En retour, je veux t'offrir ma chasteté, mon travail acharné, mon extrême humilité. J'y mettrai toute mon âme."
Père Vogler : Et alors, qu'arriva-t-il ?
Salieri : Un miracle ! [Le père de Salieri s'étouffe et meurt]

Le miracle

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Réplique #15359 | [-] 5 [+] (5 votes)

Salieri : Tout le monde m'aimait. Moi aussi je m'aimais bien. Jusqu'à ce qu'il arrive.

Réplique #15360 | [-] 3 [+] (5 votes)

On pète bien par derrière !

Mozart : Et maintenant, à l'envers avec moi.
Constanze : Non , non !
Mozart : Si. Vous savez pas où vous êtes ? Ici, on fait tout à l'envers, ma chère. Les marcheurs font marche arrière, les danseurs, marche arrière, les chanteurs, pareil, et même les gens parlent à l'envers.
Constanze : C'est stupide...
Mozart : Pourquoi ? On pète bien par derrière !

Réplique #15361 | [-] 7 [+] (9 votes)

Emia souv ej siam !Mozart : Iom-zesuopé, iom-zesuopé !
Constanze : Non, non, je ne veux plus jouer à ça !
Mozart : C'est très sérieux. Iom-zesuopé, dites-le, vous verrez, c'est très sérieux.
Constanze : Zesuopé ? Zesuopé... Épousez iom... "Épousez-moi". Non, jamais je ne vous épouserai, vous. Démon.
Mozart : Emia souv ej siam. Emia souv ej siam.
Constanze : Je vous... Emia... Aime ? "Mais je vous aime" ?

Réplique #15362 | [-] 2 [+] (2 votes)

Salieri : Et ça... c'était Mozart ! Ça, la créature gloussante, le ribaud obscène que je venais de voir vautré sur le parquet !

Réplique #15363 | [-] 6 [+] (8 votes)

Salieri entend la voix de Dieu

Salieri : Sur le papier, ça n'avait l'air de rien. Le début était simple, presque comique. Une pulsation, basson, corps de basset. Un bandonéon rouillé qui miaule. Et ensuite, soudain, haut perché, un hautbois. Une seule note flottant, comme suspendue. Jusqu'à ce que la clarinette vienne la reprendre... et l'adoucir en une phrase de pur délice. Ah ! Ce n'était certes pas un singe savant qui avait pu composer cela. C'était une musique exceptionnelle. Empreinte d'une telle tension, d'un tel inépuisable désir. Il me semblait entendre la voix de Dieu. Mais pourquoi ? Pourquoi Dieu avait-il choisi cet enfant obscène pour instrument ?

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Réplique #15364 | [-] 2 [+] (4 votes)

Directeur de l'opéra : Je m'y suis affreusement ennuyé, je vous l'avoue.
Baron Von Swieten : Ennuyé ! Mais...
Directeur de l'opéra : Un jeune homme qui se hausse du col. Qui par tous les moyens veut impressionner. L'oeuvre a trop de brio, trop de... oui, il y a trop de notes.
Baron Von Swieten : Majesté ! C'est ce que j'ai entendu de plus prometteur depuis plusieurs années.

Réplique #15365 | [-] 3 [+] (5 votes)

Le rire de MozartL'Empereur : [à propos d'un opéra écrit par Mozart] Racontez-nous le sujet. Alors ?
Mozart : Oh, c'est très amusant, Majesté. C'est... l'histoire se... l'histoire se déroule dans... dans un... [gloussements]

L'Empereur : Oui. Où cela ?
Mozart : Dans un harem, Majesté. Dans un sérail.
Directeur de l'Opéra : Cela se passe chez les Turcs ?
Mozart : Oui. C'est cela, oui.
Directeur de l'Opéra : Alors pourquoi obligatoirement en Allemand, cet opéra ?
Mozart : Oh, cela n'a rien d'obligatoire. Cela peut se chanter en turc si vous préférez. [gloussements]
Baron Von Swieten : Mon cher ami, ce n'est point la langue qui nous oppose. En revanche, est-ce bien réellement un thème approprié pour notre théâtre national ?
Mozart : Pourquoi pas ? C'est très charmant. Oh ! Rassurez-vous, je-je-je ne montrerai pas de cochonneries dévoilant leur... leur... [gloussements] Ce sera très décent. C'est tout à fait moral, Majesté, cela exalte véritablement les vertus allemandes.

Réplique #15366 | [-] 1 [+] (5 votes)

Katharina : Il paraît que vous avez vu Mozart.
Salieri : Ah ! Les nouvelles vont vite à Vienne.
Katharina : On lui aurait même déjà passé commande d'un opéra. Est-ce vrai ?
Salieri : Oui.
Katharina : Il y aura peut-être un rôle pour moi ?
Salieri : Non.
Katharina : Comment le savez vous ?
Salieri : Savez-vous où il se déroule ?
Katharina : Non, où ?
Salieri : Dans un harem.
Katharina : Qu'est-ce que celà ?
Salieri : Un bordel.
Katharina : Oh...

Réplique #15367 | [-] 4 [+] (4 votes)

Mozart : Alors, vous avez été conquis, vous avez vraiment aimé, Sire ?
L'Empereur : C'est certain. J'ai adoré. C'est mieux que tout. Encore que... n'est-ce pas, ça et là... je dis ça et là, il y ait, me semble-t-il, un zeste de...
Mozart : Je vous suis mal, Sire.
L'Empereur : Oui, n'est-ce pas, en certains endroits; j'ai trouvé qu'il y avait... ah, comment dire... Comment peut-on dire, monsieur le Directeur ?
Directeur de l'Opera : Un peu trop de notes, votre Majesté.
L'Empereur : C'est celà. Très bonne formule. Un peu trop de notes.
Mozart : Je suis désorienté. Il y a ce qu'il faut comme notes, Majesté, le nombre idéal, ni plus, ni moins.
L'Empereur : Mon bon ami, sachez que c'est un fait de la nature. L'oreille humaine n'enregistre qu'une certaine quantité de notes en une seule soirée.

Réplique #15368 | [-] 3 [+] (5 votes)

Mozart : Pourquoi ne me confie-t-on pas ce poste ?
Chambellan : Mozart, vous n'êtes pas l'unique compositeur à Vienne.
Mozart : Non. Mais je suis le meilleur.
Chambellan : Mozart, une touche de modestie vous sierait mieux.

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Réplique #15369 | [-] 5 [+] (5 votes)

Ce sont des originaux ?

[Constanze a apporté les partitions de son époux à Salieri]
Salieri : Ce sont des originaux ? [Voix off] Stupéfiant ! Etourdissant ! On croyait vivre un rêve. C'était là un premier, un seul et unique premier jet. Mais on n'y voyait aucune correction, d'aucune sorte. Pas une seule. Il n'y avait plus qu'à... transcrire sur le papier une musique déjà achevée dans sa tête. Page après page, comme s'il les avait prises une à une sous la dictée. Et une musique achevée comme jamais une musique ne put l'être. Déplacer une seule note... On allait vers l'amoindrissement. Déplacer une seule phrase... On aurait vu la structure s'effondrer. C'était pour moi très clair. Les sonorités que j'avais entendues dans les salons de l'archevèque n'avaient pas été un accident. Là encore, c'était la voix même de Dieu. Je scrutais au-delà d'une cage, d'une partition méticuleuse griffée de notes, tout un absolu de beauté.

Réplique #15370 | [-] 4 [+] (4 votes)

Toi et moi, nous sommes ennemis !Salieri [Voix off, à son crucifix] : Désormais, nous deux, nous sommes ennemis jurés. Toi et moi. Parce que Tu as choisi comme interprète ce vantard, ce garçon obscène, grivois, infantile. Et que ma seule récompense sera d'être le seul à reconnaître Ton incarnation. Puisque Tu es injuste, déloyal, cruel, je Te ferai obstacle; je le jure. [Il pose le crucifix dans la cheminée et le regarde brûler] J'entraverai, je ferai du mal à Ta créature sur Terre de toutes mes forces. Oui, moi. Je veux ruiner Ton incarnation.

Réplique #15371 | [-] 2 [+] (2 votes)

[Mozart veut faire un opéra du Mariage de Figaro]
L'Empereur : Mozart, je suis un homme très tolérant. Je ne censure pas à la légère. Quand j'y ai recours, j'ai de bonnes raisons. Figaro est une mauvaise pièce. Elle attise perfidement la haine des classes. En France, elle n'a engendré que déplorables rancoeurs. Ma très chère soeur, Antoinette, m'a récemment écrit qu'elle commençait à avoir peur de son propre peuple.

Réplique #15372 | [-] 3 [+] (3 votes)

Mozart : C'est nouveau ! Tout à fait nouveau ! C'est si nouveau que le public le plébiscitera ! J'ai pu dans certaines scènes... A la fin de l'Acte II, par exemple. Cela commence par un simple duo. Il s'agit d'un mari et d'une femme qui se querellent, quand soudain, la femme de chambre de Madame apparaît. C'est vraiment très comique, cette situation ! Et le duo tourne en trio. Ensuite arrive le valet du mari, il complote avec la camériste. Le trio devient quatuor ! Ensuite un vieux jardinier borné fait son entrée. La quatuor devient quintette, et ainsi de suite, et ainsi de suite, et ainsi de suite ! Sextuor, septuor, octuor ! Jusqu'où croyez-vous que je puisse soutenir la gageure, Majesté ?
L'Empereur : Aucune idée...
Mozart : Devinez. Devinez, votre Majesté. Imaginez le temps que vous me croyez susceptible de tenir, et ensuite doublez-le.
L'Empereur : Ma foi... 6 ? 7 minutes. 8 minutes ?
Mozart : 20, Sire ! 20 minutes ! 20 minutes ininterrompues de musique. Sans récitatif. Sire, il n'y a que l'opéra qui offre celà. Dans une pièce, si plus d'une personne parlent au même moment, c-c-ce n'est que cacophonie. Mais avec l'opéra, avec la musique... Avec la musique, c'est possible d'avoir 20 personnes qui toutes parlent en même temps, s-sans cacophonie. C'est une parfaite harmonie.

Réplique #15373 | [-] 6 [+] (6 votes)

Mozart : Lequel d'entre vous n'écoute pas plus volontiers son coiffeur que Hercule, ou Horace, ou Orphée. Ces braves sont tellement loin de nous qu'ils chient du marbre !

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Réplique #15374 | [-] 7 [+] (7 votes)

Mozart : Pardonnez-moi, Majesté. Je suis vulgaire, je l'admets. Mais je vous assure que jamais ma musique ne l'est.

Réplique #15375 | [-] 4 [+] (4 votes)

Dieu chantait à travers ce petit hommeSalieri [voix off] : L'acte III intégral fut beau, brillant. L'acte IV... fut étourdissant. Je vis une femme déguisée en soubrette... Elle écoute son mari lui dire les premiers mots d'amour qu'il lui ait murmurés depuis des années. Simplement parce qu'il la prend pour une autre. J'entendis la musique de la vraie réconciliation emplir le théatre, accordant à chacun de ceux qui étaient là une parfaite absolution. Dieu chantait, à travers ce petit homme, le chant du monde, irrépressible. Ma défaite n'en était que plus amère à chaque mesure.

Réplique #15376 | [-] 2 [+] (2 votes)

Critique artistique

Salieri [voix off] : Et là, savez-vous ce qui se passa ? Un miracle ! [L'Empereur baille] Par ce baillement, je vis ma défaite se transformer en victoire. Et Mozart eut de la chance que l'Empereur ne baîlle qu'une fois. Trois baillements et l'opéra eut été un échec le soir même. Deux baillements et il tenait une semaine au plus. Un seul baillement et le compositeur était en droit de rêver...

Réplique #15377 | [-] 6 [+] (6 votes)

[Après un opéra de Salieri]
Salieri : Y avez-vous pris plaisir ?
Mozart : Jamais je n'aurais cru qu'une musique pareille fut possible.
Salieri : Là, vous me flattez.
Mozart : Non, non... On se dit devant de tels sons : "Ça ne peut être écrit que par... Salieri !"

Réplique #15378 | [-] 2 [+] (2 votes)

Constanze : Wolfie... Ton père vient de mourir.
Salieri [off, commentant Don Giovanni] : C'est de là que naquit, terrifiant, le spectre de son opéra futur, son plus noir opéra. Là, sur la scène, se tenait l'image du Commandeur mort. Et je sus, je fus seul à le deviner, que l'horrible apparition était Léopold, ressurgi de l'empire des morts. Wolfgang avait véritablement sommé son propre père d'accuser son fils devant la Terre entière. C'était terrifiant et magnifique à voir.

L'ombre du Père

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Réplique #15379 | [-] 5 [+] (5 votes)

Salieri [évoquant une représentation de Don Giovanni] : C'est alors que la folie s'empara de moi. La folie d'un homme que se scinde en deux. Usant de mon influence, je veillai à ce que Don Giovanni ne fut joué que 5 fois à Vienne. Mais en secret, je me rendis avec ferveur à chaque représentation. En adoration devant ces notes qu'apparemment j'étais seul à entendre.

Réplique #15380 | [-] 2 [+] (2 votes)

Salieri [masqué] : Herr Mozart ? Je veux vous commander une oeuvre.
Mozart : Quelle oeuvre ?
Salieri : Une messe pour les morts.
Mozart : Pour qui ? Qui est mort ?
Salieri : Un homme qui méritait une messe de Requiem et ne l'a jamais eu.
Mozart : Qui êtes vous ?
Salieri : Je ne suis qu'un messager. Acceptez-vous ? Vous serez bien rétribué... Acceptez-vous ? Travaillez vite. Ne dites à personne ce que vous faites. Vous me reverrez bientôt.

Réplique #15381 | [-] 3 [+] (3 votes)

Salieri : Mon projet était si simple... que j'en étais terrifié. D'abord j'obtenais la Messe des Morts et ensuite... je me chargeais de l'assassiner.
Père Vogler : Quoi ?!
Le plan de SalieriSalieri : Son service funéraire ! Imaginez : la cathédrale, tout Vienne est là, le cercueil dans la trappe, et Mozart, dans un cercueil d'enfant, au milieu. Et alors, dans le silence... la musique ! Une divine musique éclate dans le recueillement. Une grande Messe des Morts ! Un Requiem écrit pour Wolfgang Mozart ! Composé par son ami le plus dévoué, Antonio Salieri ! Oh, que de sublime, que de profondeur, que de passion dans cette musique. Salieri, inspiré par Dieu, enfin ! Et Dieu, forcé d'écouter ! Impuissant à rien empêcher ! Et cette fois, moi, me riant de Lui, dans l'ombre !

Réplique #15382 | [-] 3 [+] (3 votes)

Mozart : Je ne l'ai pas fini.
Salieri [masqué] : Négligeriez-vous ma requête ?
Mozart : Non... Non... Je... Je vous promets que... vous verrez, ce sera magnifique. Mon chef d'oeuvre.

Réplique #15383 | [-] 4 [+] (4 votes)

Je crois que tu es en train de devenir fou...



Constanze : Wolfie... Je crois que tu es en train de devenir fou.

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Réplique #15384 | [-] 4 [+] (4 votes)

Salieri : [à Mozart] Je vous le dis. Vous êtes le plus grand compositeur que j'aie jamais connu.

Réplique #15385 | [-] 6 [+] (8 votes)

Mozart : Comment traduisez vous celà ?
Salieri : "Voué aux flammes de l'Enfer"
Mozart : Et vous y croyez ?
Salieri : À quoi ?
Mozart : À ce feu de l'Enfer éternel qui vous brûle à jamais.
Salieri : Oui.

Réplique #15386 | [-] 7 [+] (11 votes)

Le Requiem de Mozart

Mozart : Nous finissons en Fa Majeur.
Salieri : Oui.
Mozart : Alors maintenant, La Mineur. ... La Mineur.
Salieri : Oui. Confutatis. La Mineur.
Mozart : D'abord les voix. Les basses. Deuxième temps de...
Salieri : Quelle mesure ? Quelle mesure ?
Mozart : À quatre temps. Deuxième temps de la première mesure. En La. Confutatis. Deuxième mesure, deuxième temps. Maledictis. Vous y êtes ?
Salieri : Oui, oui. Ré Dièse, je suppose ?
Mozart : Oui, bien sûr.
Salieri : Oui.
Mozart : Deuxième temps de la troisième mesure en Mi. Flamis Acribus Addictis. Pause. Maledictis Flamis Acribus Addictis.
Salieri : Flamis Acribus Addictis.
Mozart : Vous y êtes bien ?
Salieri : Je pense.
Mozart : Faites voir ! Bien ! Et maintenant les ténors. Quatrième temps de la première mesure en Do. Confutatis. Deuxième mesure. Quatrième temps, Ré. Maledictis. C'est bien ça ?
Salieri : Oui, oui, oui, oui, continuez.
Mozart : Deuxième temps de la quatrième mesure en Fa. Flamis Acribus Addictis, Flamis Acribus Addictis. Maintenant, l'orchestre. Second basson, trombones basses avec basses. Notes identiques, même rythme. Premier basson, trombones ténor avec les ténors.
Salieri : Vous allez trop vite.
Mozart : Est-ce que vous y êtes ?
Salieri : Vous allez trop vite !
Mozart : Est-ce que vous y êtes ?
Salieri : Premier basson, et le trombone quoi ?
Mozart : Avec les ténors.
Salieri : Identiques ?
Mozart : Oui, bien sûr ! Les instruments doublent les voix. Maintenant, trompettes et timpanies. Trompettes en Ré.
Salieri : Non, non...
Mozart : Écoutez-moi !
Salieri : Je ne comprends pas !
Mozart : Écoutez ! Trompettes en Ré. Toniques et dominantes. Premier et troisième temps. Tout cela est en harmonie !
Salieri : Oui... Oui... Oui... Oui, ça y est, j'y suis ! Et c'est tout ?
Mozart : Non, non. Pour le grand brasier, cordes à l'unisson, Ostinato en La. Comme ça ! Prochaine mesure, la montée.
Salieri : Oui !
Mozart : Est-ce que vous y êtes ?
Salieri : Oui, oui !
Mozart : Montrez-moi !
Salieri : C'est magnifique !

Réplique #15387 | [-] 2 [+] (4 votes)

Votre Dieu de miséricorde...


Salieri : Votre Dieu miséricordieux... Il a préféré détruire son bien-aimé plutôt que d'offrir à un médiocre la joie de partager une part infime de Sa Gloire. Il a tué Mozart et m'a laissé, moi, à une vie de torture. 32 années de torture. 32 années à me voir doucement tomber dans le néant. Et ma musique de plus en plus dans l'oubli total.

Réplique #15388 | [-] 8 [+] (8 votes)

Salieri : Laissez-moi parler en votre nom, mon Père. Je parle au nom de tous les médiocres du monde. Moi, je me fais leur champion. Je suis leur Saint-Patron.

Le Saint Patron des médiocres

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Réplique #15389 | [-] 6 [+] (8 votes)

Salieri : Médiocres, où que vous soyez, je vous absous. Je vous absous. Je vous absous. Je vous absous. Je vous absous tous !