Inscrivez vous ! / Réplikultes sur Facebook ! / replikultes@gmail.com / Vous voulez entrer dans l'équipe ?

Fiches de films - Répliques

Film suivant (Troie) (Transamerica) Film précédent

La Traversée de Paris

/ 10 (Moyenne : 9 / 10 pour 5 notes)
[-] Ajouter une réplique



Afficher toutes les répliques en version Originale | 22 répliques

Proposé par : Oreo33 Réplique #4236 | [-] -1 [+] (1 vote)

[Marcel et Mariette passent devant un mendiant aveugle jouant la Marseillaise au nez des Allemands]

Mariette : T’en ferais pas autant, toi.
Marcel : Seulement moi, je demande pas la charité, j'la fais.

Proposé par : Oreo33 Réplique #4237 | [-] 0 [+] (0 vote)

Si personne se lavait, la France serait plus propre.



Dédé : Hé ben quoi ! La police, c'est la police, ils font leur métier.
Père de Dédé : Allons, Dédé, reste tranquille.
Mariette : Un sale métier.
Dédé : Et le marché noir aussi, alors, c'est pas une honte ?
Mariette : S'il y en avait pas, du marché noir, avec quoi tu te laverais les mains.
Dédé : J'me lave pas, moi, Madame, depuis que la France a été vaincue. Et si personne se lavait, la France serait plus propre.

Haut de la liste

Proposé par : Oreo33 Réplique #4238 | [-] 0 [+] (0 vote)

Y a un peu de tout...






Flic : Deux viandox bouillants. Il fait pas chaud, hein ?

Client : Il fait plus chaud au poste, hein.
Flic : On te demande rien toi ! Tu veux y aller voir ?
Client : Oh je connais…
Flic : Montre un peu tes mains. C’est pas du charbon ça ?
Client : Oh y’a un peu de tout.

Réplique #13874 | [-] 0 [+] (0 vote)

Un client : Allez, à table ! Un mauvais moment à passer !
[La serveuse pose un plat sur une table]
Jeune Client : C'est des rognons de porc !
La serveuse : Oui, ce sont ces messieurs qui les ont apportés.
Jeune client : J'voudrais bien savoir où ils les ont pris.
Ami du jeune : Dans un cochon !
Autre client : Ça existe encore, les cochons ?

Réplique #13875 | [-] 0 [+] (0 vote)

Première cliente : Voyez-vous, le rognon de porc, ça vaut pas le rognon de veau. La dernière fois, c'était y a un an, chez ma soeur, dans la Côte d'Or. Ils les font au vin rouge.
Jeune client : Moi, la dernière fois, ça remonte plus loin. C'était aux Halles, pendant ma permission. Tu te rappelles ?
Première cliente : Où ils sont les rognons maintenant ?
Seconde cliente : Ce sont les allemands qui les prennent, naturellement.
Jeune client : Ils ont bien le droit ! Aux vainqueurs les rognons !
Seconde cliente : Moi, ce que je voudrais manger maintenant, c'est du rognon d'homme...

Réplique #13876 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Marcel propose à Grandgil de faire du marché noir]
Grandgil : Pourquoi vous me proposez ça à moi ?
Marcel : Pourquoi qu'vous vous êtes lavé les mains ?
Grandgil : J'vois pas le rapport.
Marcel : Ben justement, y a pas de rapport. Vous aimez les rognons ?
Grandgil : J'vois toujours pas le rapport.
Marcel : Et ben là, y en aurait un.

Réplique #13877 | [-] 0 [+] (0 vote)

Elle me plait pas.

Marcel : Regarde, moi, avant la guerre, j'étais chauffeur de taxi. Chômeur aussi, si je voulais. Seulement, toi, tu te laisses aller. Moi je me laisse pas aller. D'autant plus que celui qui se laisse aller, il peut dire adieu aux gonzesses, hein !
Grandgil : Oh, les gonzesses....
Marcel : Oh ! Dis, dis, dis, fais pas l'innocent, tu crois que j't'ai pas vu avec ma femme ?
Grandgil : Non mais t'es pas malade ? J'avais les mains sales, elle m'a passé un p'tit bout de savon, pis c'est tout, quoi !
Marcel : Ah...
Grandgil : Si j'étais poli, j'te dirais "Elle me plaît bien, ta femme." Ben, j'suis pas poli, j'te dis "Elle me plaît pas."
Marcel : Pourtant, avec ton âge et ton air cloche...

Haut de la liste

Réplique #13878 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Tu vois comme on peut se gourer, hein ! J'croyais bien qu't'allais la rejoindre.
Grandgil : C'est pas pour ça que tu m'as invité à dîner, non ?
Marcel : Ben si ! Pour que tu y ailles pas.
Grandgil : Alors t'as pensé qu'j'aimais mieux les rognons que ta femme ? J'avais l'air d'avoir tellement faim ?

Réplique #13879 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Bon, ben maintenant que t'as bien bouffé, si tu veux, on en reste là, hein ! Surtout que la valise, hein, c'est lourd, et puis c'est dangereux, hein !
Grandgil : Fallait pas m'en parler.
Marcel : Alors, on est bien d'accord.
Grandgil : Non, j'te dis, fallait pas m'en parler.
Marcel : Et si tu te fais piquer ? Tu me donnes ?
Grandgil : J'en ai l'air ?
Marcel : Bon, ben après tout qu'est-ce que je risque ? Tu sais même pas mon nom, alors...
Grandgil : Tu t'appelles Martin ! C'est pas vrai, Marcel, hein ?

Proposé par : cocovvh et Oreo33 Réplique #4242 | [-] 8 [+] (8 votes)

Un cochon qui n'a pas à se plaindreJambier : Vous êtes sûr de lui ?
Marcel : Absolument ! En plus, je lui ai rien dit, il sait même pas où il est.
Jambier : J'aime mieux ça. Alors, vous venez, vous ? Allons-y vite. Il est déjà tard, on a pas de temps à perdre.
Grandgil : C'est vous qui avez fait ça ?
Jambier : Et alors ?
Grandgil : Hé ! Compliments ! C'est du joli travail. V'là un cochon qui n'a pas à se plaindre.
Jambier : Vous vous y connaissez ?
Grandgil : J'aime beaucoup la charcuterie. C'que j'préfère dans l'cochon, moi, c'est la palette.
Marcel : Bon, on parlera de ça après, hein ?
Grandgil : Vous, c'est pas la palette que vous préférez ?
Jambier : Si si si... Ah, alors, à propos, elle les a trouvé bons, les rognons, madame Mariette ?
Grandgil : Ils n'étaient pas mauvais, mais un p'tit peu trop frais tout de même. J'aime mieux la palette; avec un p'tit vin d'Alsace... Tiens, à propos de vin d'Alsace, c'est pas du rhum que vous avez là ?
Marcel : Ecoute, on est ici pour travailler. Si le patron veut te payer le coup, il est assez grand pour le faire.
Grandgil :  Oui, mais il n'y pensait pas !
Jambier : Bon, ben servez vous et perdons pas de temps !
[On entend des pas dans le soupirail]
Grandgil : C'est la rue, là, hein ?
Jambier : Ben qu'est-ce que vous voulez que ce soit ?
Grandgil : Et oui, la rue Poliveau.
Marcel : Quoi, la rue Poliveau ?
Grandgil : Ben quoi ? Y a pas de mal à habiter la rue Poliveau. C'est une gentille petite rue. Une petite goutte, patron ?
Jambier : Ah non, non et non. J'vous ai dit qu'on est pressés. Et ce soir, c'est pas la porte à côté, c'est la rue Lepic.
Marcel : Rue Lepic ?! Vous m'avez dit rue du Temple !
Jambier : Ah ben ça ne fait pas une grosse différence.
Grandgil : Deux bornes...
Marcel : Oh, toi, maintenant, ferme-là, hein ! Question affaires, c'est moi qui ai la parole ! Ecoutez, patron, faudrait s'entendre. Si c'est à Monmartre, vous donnez combien ?
Jambier : C'est bon, j'vous donne 50 francs de plus, mais grouillez-vous, hein !
Moi je suis un hommeMarcel : Oh mais je ne demande pas l'aumone. pour Monmartre, ce sera 600 francs par homme ou bonsoir.
Jambier : Ah, je vois ce que c'est, vous voulez profiter de la situation !
Marcel : Profiter ? Se taper un cochon de la rue Poliveau à la rue Lepic ! Se farcir toute la traversée de Paris avec partout les flics, les poulets et les fritz. Et les souliers qu'on use, le tout au pas de chasseur. En plein noir, six kilomètres !
Grandgil : Huit.
Marcel : Ah toi, j'te demande rien, hein !
Jambier : C'est bon, disons 400 francs.
Marcel : Oh, mais à ce prix-là, cherchez des clochards, moi j'suis un homme !
Jambier : Ça va, j'fais un effort, 450 francs ! 900 pour les deux, hein !
Grandgil : Dites-moi, patron, c'est bien le numéro 45 ici ?
Jambier : Pourquoi me demandez-vous ça ?
Grandgil : Ah ben pour rien puisque j'le sais. Monsieur Jambier, 45 rue Poliveau, Paris, 5ème.
Marcel : Oh mais laisse nous tranquille, on parle sérieusement. Bon, entendu pour 900.
Grandgil [Haussant le ton] : Monsieur Jambier, 45, rue Poliveau. Pour moi, ce sera 1000 francs !
Pour moi, ce sera 1000 francsMarcel : Patron, faites comme s'il était pas là. Vous m'donnez 900 francs, j'm'arrange avec lui.
Jambier : Ecoutez, Martin, tant pis, j'veux bien 1000 francs, mais vous allez me foutre le camp, vous et votre petit ami dont vous êtes absolument sûr !
Marcel : Mais laissez donc, il sait pas ce qu'il dit ! Vous voyez bien que c'est une cloche !
Jambier : Pas sûr ! Moi, y m'plait pas, c'type-là ! D'abord, il a des dents en or.
Marcel : Ben et après ?
Jambier : Et si c'était un flic, mmh ?
Marcel : Ah ? Un vrai ou un faux ?
Jambier : Ben ça j'm'en fous bien, c'est pareil. Ah, vous avez bien travaillé !
Grandgil : Monsieur Jambier, 45 rue Poliveau, maintenant c'est 2000 francs.
[Grandgil met à sac les réserves de Jambier]
Jambier : Ah, c'est bon, finissons-en. [En lui donnant de l'argent] Tenez, tenez, tenez.
Grandgil : Merci.
Jambier : Y a vraiment pas de quoi. Regardez-moi ça, des haricots de premier choix. Vandale ! Comme si c'était le moment de gâcher les marchandises ! [Grandgil commence à découper un jambon] Ah non ! Voulez-vous lâcher ça tout de suite ! Non ! Ah ! Mon billet, mon billet !
J'voulais dire 3000Grandgil : J'voulais dire 3000.
Marcel : Tu va rendre cet argent là, tu m'entends, tu vas le restituer.
Jambier [à Marcel] : Laissez nous tranquille !
Marcel : C'est ça, donnez lui raison contre moi.
Jambier : Je fais ce que je veux de mon argent. Et puis mêlez-vous de ce qui vous regarde, hein ! Vous feriez mieux de vous dépêcher et puis de boucler vos valises ! Ah, mon jambon de Noël ! Écoutez, maintenant vous avez vos 3000 balles, alors barrez vous ! Allez !
Grandgil : Sans l'cochon ? Ah, jamais ! On m'a promis un cochon, j'partirai pas sans mon cochon, moi.
Jambier : Monsieur, je vous en prie, ne vous occupez plus de ce cochon.
Marcel : Et alors, j'vais pas me le taper tout seul, non !
Grandgil : Mais il n'en est pas question, notre ami Jambier plaisante. J'te lâcherai pas, moi. Allez, allez, on y va ! Dites-moi, Monsieur Jambier, maintenant qu'on est copains, si on me demande des renseignements sur vot' cochon, d'où vient-il ?
Jambier : Monsieur Grandgil, je m'en remets à votre honnêteté, et pour le reste, à la grâce de Dieu ! Mais pensez à c'que j'ai fait pour vous. Tenez, v'là un petit paquet de gauloises, là, pour le trajet. Il n'en manque que deux.
Marcel : Et il lui donne des cigarettes, maintenant...
Grandgil : [Tente de soulever les valises puis les repose] Oh !
Jambier : Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Grandgil : Rien, mais c'est plus lourd que je ne pensais. J'crois qu'il va me falloir 2000 francs de plus.
Jambier : C'est sérieux ?!
Grandgil : Comment, si c'est sérieux !
Jambier : Rien du tout, vous m'entendez, rien du tout !!!
JAAAMBIER !!!!!Grandgil : J'veux 2000 francs, nom de Dieu, Jambier, Jambier, 2000 francs !!!
Jambier : Rien du tout !
Marcel : J'lui casse la gueule ?
Grandgil : Jambier, j'veux 2000 francs, Jambier, 45 rue Poliveau !
Jambier : Oui, oui, on l'sait, plus un franc, plus un sou !
Marcel : Mais laissez-moi l'descendre !
Grandgil : JAMBIER ! JAMBIER ! JAMBIER ! JAMBIER !  JAMBIER !!!!!!!
Mme Jambier : Et ben, vous êtes pas fou ? On vous entend de partout !
Jambier : C'est rien, c'est rien, ça s'arrange.
Grandgil : MONSIEUR JAMBIER, JE VOUS PRÉVIENS QU'IL ME FAUT ENCORE...
Jambier : Tenez, tenez.
Marcel : Ben et moi ?
Jambier : Plus rien. Et maintenant allez-vous en. Allez-vous en. Ça y est, je vous ai assez vu. Allez-vous en. Allez, hop.
Marcel : Et moi ?
Jambier : Allez-vous en.
Marcel : Et moi ?
Jambier : Quoi, et vous ?
Marcel : Ben on avait dit 450 francs !
Jambier : Quoi ! J'en ai déjà donné 5000. La caisse est fermée. La caisse est fermée. Allez, hop, démerdez-vous. [seul] J'men souviendrai de c'cochon !

Réplique #13880 | [-] 1 [+] (1 vote)

Grandgil : Fais pas la tête, quoi.
Marcel : Et d'abord, comment tu sais si j'fais la tête ? On y voit rien.
Grandgil : J'ai des yeux dans les oreilles, moi.

Réplique #13881 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Qu'est-ce que c'est ?
Grandgil : Et ben, c'est des loups !
Marcel : Des loups à Paris, tu te fous de moi, non ?
Grandgil : On est à côté du jardin des Plantes. Ils sentent la viande.
Marcel : Oh les vaches ! Foutons le camp. Heureusement que les gens, eux, ils la sentent pas, la viande.
Grandgil : Oh, sois tranquille, mon p'tit vieux, ils la sentent. Seulement, eux, c'est des hommes. Y n'osent pas gueuler.

Haut de la liste

Réplique #13882 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Dis donc, tu sais qu'il m'a pas payé, l'Jambier.
Grandgil : Non, c'est pas possible, il t'a pas payé, c'salaud là ? Alors sans blague, il t'a pas payé ? Mais qu'est-ce qu'y t'a donné comme raison ?
Marcel : Ben, il m'a dit "La caisse est fermée."
Grandgil : Ah, ben il s'est imaginé que j'partagerais avec toi.
Marcel : Je ne sais pas ce qu'il s'imagine, mais ce que j'sais, c'est que j'accepterais pas.
Grandgil : Mais j'te l'propose pas.
Marcel : Tu me le proposerais, je refuserais.

Grandgil : Ben comment peux-tu savoir que tu refuserais puisque je te le propose pas ?

Proposé par : cocovvh, Camille, Or Réplique #4239 | [-] 7 [+] (7 votes)

La tenancière d'un café : C'est 40 francs.
Grandgil : On a le temps, quoi !
La tenancière : Non. A cette heure-là on devrait être fermés.
Grandgil : Ben et ceux-là, là !
La tenancière : Ceux-là, y partent quand y veulent.
Marcel : On n'a plus le droit d'attendre des amis
Le cafetier : Ah ! Vos amis, j'les connais. C'est eux qui vous attendent dehors.
Grandgil : Mais c'est qu'ils nous jetteraient aux flics, ces braves gens là, hein ?
La tenancière : Et après ? Monsieur Paul, voulez-vous aider mon mari à mettre ces colis sur le trottoir ?
Une maison honnête ?Grandgil : Bas les pattes, bon Dieu ! Ces machins-là, c'est pas fait pour les pauvres.
Le cafetier : Oh, écoutez, monsieur, partez sans histoire. Ici c'est une maison respectable.
La tenancière : Et honnête !
Grandgil : Honnête ? Seulement t'emploies des juifs dans un établissement public, hein !
Le cafetier : Mais je ne l'emploie pas. Elle me rend service.
Grandgil : Ah, parce que tu l'exploites en plus ! Dis donc, j'ai bien envie de te dénoncer, moi, pour t'apprendre à vivre. Tu vois, on fait des lois, alors à quoi ça sert si on les respecte pas. Racailles, va !
Marcel : Allez, laisse tomber, va. N'écoutez pas ce qu'il dit.
Grandgil : Des gens qui n'ont pas plus de conscience que ça, moi, ça me révolte. Saloperie, va. J'te foutrais tout ça en prison, moi. Parfaitement, pas de pitié, allez, en prison. Voyous, anarchistes, mauvais français. Et puis d'abord, vos noms, âges, situation de famille, et tout. Allez hop, déballez, hop !
Tu vas pas changer de gueule un jour ?!Le cafetier [tremblant] : Couronne Alfred, né le 23 septembre 89 à Aubenas, Ardèche, et Couronne Lucienne, 49 ans. Sans enfant, employée à la Halle aux vins jusqu'en 1937. Condamnations, néant. Situation militaire...
Grandgil : Suffit, j'en sais déjà trop. Non mais regarde-moi le mignon, là, avec sa face d'alcoolique et sa viande grise avec du mou partout, du mou, du mou, rien qu'du mou ! Mais tu vas pas changer d'gueule un jour, toi, non ?! Et l'autre, là, la rombière, la gueule engélatinée saindoux. Trois mentons, les nichons qui déballent sur la brioche. 50 ans chacun, 100 ans pour le lot, 100 ans de conneries !
Marcel : Mais où est-ce qu'il va chercher tout ça...
Grandgil : Mais qu'est-ce que vous êtes venus foutre sur terre ? Nom de Dieu, vous n'avez pas honte d'exister ? Hein ?
Le cafetier : Mais j...
Grandgil : Tais-toi, tais-toi. [Il commence à démolir le bar. à Marcel] Et ben allez ! vas-y.
Marcel : Oui, mais...
La rombière, la gueule engélatinée saindouxGrandgil : Allez, vas-y mon joli ! Vas-y mon p'tit prince. Vas-y, bon Dieu, c'est ton droit, tu vois bien qu'y disent rien. Allez ! Allez !
[Les clients du bar se lèvent]
Grandgil : Ben et eux, là, tiens ! Tu sais où y vont, Martin ? Ben y vont prévenir les flics. Ben ben arrêtez, j'ai bien mieux que ça pour vous. Vous êtes 4 hommes avec des bras, nous on est qu'deux. Qu'est-ce que vous attendez pour foutre le camp avec nos valises. Mais allez, reniflez moi ça. Sentez-moi ça si ça sent pas bon. Vous qui mangez que du boudin à la sciure et buvez que l'eau du robinet. Vous avez à bouffer pour trois semaines là d'dans. Et ben allez-y, quoi, vous savez bien qu'on ira pas se plaindre. Et ben, qu'est-ce que vous attendez, hein ? Alors allez-y. [à Marcel] Regarde-les, tiens. Y bougent même plus. Après ça, ils iront aboyer contre le marché noir. Salauds d'pauvres. Et vous, là, affreux, j'vous ignore, j'vous chasse de ma mémoire. J'vous balaie.
[Grandgil sort, Marcel le suit, mais repasse la tête par la porte]
Marcel : Affreux !

Affreux !

Réplique #13883 | [-] 3 [+] (3 votes)

Marcel : Admets que j't'écoute et qu'tous les deux, on l'étouffe, le cochon. Je dis "Admets." Mais ce sera tout de suite connu sur la Place ! Et alors, demain, qui c'est qui me fera travailler ? Plus personne.
Grandgil : Et ben tu feras travailler les autres. Tu seras forcé de devenir patron. Tu vois où ça conduit d'être malhonnête ?

Proposé par : Oreo33 Réplique #4241 | [-] 0 [+] (0 vote)

Prostituée : Vous avez du feu ?
Marcel : Vous voyez bien qu’on n'a pas de main.
Prostituée : Saleté d’occupation, va !

Réplique #13884 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Chez Grandgil]
Marcel : Ben dis donc, t'es pas dans la mendicité.
Grandgil : J'ai jamais dit ça. Ah, tiens, au fait, tu rendras ses 5000 francs à l'égorgeur foireux qui me les a refilés. Ça lui fera plaisir à ton Jambier.
Marcel : Ben si tu lui rends l'argent, comment tu gagnes ta bouffe, alors ?
Grandgil : Hé ! J'vends mes toiles pardi. Tiens, tu veux pas un peu de café, ça te fera pas de mal.
Marcel : Tu vends tes toiles ?
Grandgil : Et oui, j'commence même à être un peu cher.

Haut de la liste

Réplique #13885 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Alors, cette nuit, c'est pas pour l'argent qu'tu es venu avec moi ?
Grandgil : Et non, tu vois.
Marcel : Alors c'est pour quoi ?
Grandgil : Par curiosité, pour voir. C'est pour ça que j't'ai suivi, bonhomme. J'avoue que j'ai été un peu déçu. J'me l'imaginais autrement le marché noir.
Marcel : Comment tu l'imaginais ?
Grandgil : Plus noir que ça.

Réplique #13886 | [-] 3 [+] (3 votes)

Grandgil : Quoi, j'ai pas pris de risques, moi ?
Marcel : Non monsieur. Quand on a un bon compte en banque et un appartement comme ça, on risque rien.
Grandgil : Que tu dis. On risque plus que celui qu'a rien. On risque de les perdre.
Marcel : Alors pourquoi, bon Dieu !
Grandgil : Pourquoi quoi ?
Marcel : Ben pourquoi t'as fait ça, quoi.
Grandgil : Ah, pourquoi ? Pour voir jusqu'où on peut aller en temps d'occupation. T'as vu comme on peut aller loin. T'as vu c'qu'on peut s'permettre avec ces foireux là. Aussi bien avec les riches comme Jambier qui s'déculottent pour qu'on les dénonce pas qu'avec les pauvres qui s'déculottent eux aussi alors là on se demande bien pourquoi. C'est probablement qu'c'est la mode en ce moment, de se déculotter.
Marcel : Et toi, toi non, jamais ?
Grandgil : Non, pas encore.

Réplique #13887 | [-] 1 [+] (1 vote)

Grandgil : Oh, te fâche donc pas, moi, j's'rais incapable de m'fâcher avec toi. Dis-toi seulement une chose...
Marcel : J'veux rien te dire du tout, simplement que tu m'en a fait assez comme ça. J'veux plus te voir !
Grandgil : Et ben, mais marche devant, comme ça tu me verras pas, quoi.

Réplique #13888 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Dans les locaux de la Kommandantur]
Grandgil : C'est amusant ce ramassis de personnages dans un hôtel Louis XV. Très joli hôtel, d'ailleurs. Malheureusement, le vert de gris ne va pas très bien avec les boiseries. Tu ne trouves pas ?

Réplique #13889 | [-] 2 [+] (4 votes)

[Retrouvailles dans une gare après la guerre. Marcel est porteur]

Grandgil : Alors Martin, toujours les valises ?
Marcel : Et oui... Celles des autres...

Toujours dans les valises