Fiches de films - Répliques
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Marche à l'ombre
François : Qu’est ce que tu fabriques ? Dépêche-toi !
Denis : Ba j’boite aussi vite que j’peux.
François : Qu’est ce que tu t’es fais ?
Denis : J’ai glissé cette nuit en allant vomir.
François : Ba, y’avais une mer d’huile cette nuit.
Denis : C’est ça, c’est surement moi qui ai fais bouger le bateau.
François : Ah ça y est, t’as décidé d’me faire chier ?
Denis : J’vais pas t’faire chier longtemps parce que j’irais pas plus loin.
François : Quel vérole celui là.
Denis : Mais j’peux pu marcher bordel, c’est pas d’ma faute, j’suis sur que mon entorse s’infecte.
François : Tu vas m’faire l’coup des entorses qui s’infectent maintenant ? Tu sais que t’es dur toi ?
Denis : Qu’est ce qu’on a besoin de retourner à Paris, du boulot on en avait à Athènes non ?
François : Ouais t’as raison, lequel tu préférais : quand on lavait les chiottes du camping ou quand on jouait du bouzouki habillé en berger ?
Denis : Si c’est comme ça, t’inquiète pas, j’te gênerai plus. Vis ta vie, moi j’vais vivre la mienne, ça vaudras mieux pour tous le monde. Salut et excuse moi de pas être en assez bonne santé pour toi. J’peux très bien me débrouiller tout seul, moi. Hey, t’auras qu’à aller te chercher un nouveau copain dans les salles de sports !
François : Tu supportais pas la chaleur : t’as même fais une insolation dans une boîte de nuit !
Patron d’hôtel : J’t’ai déjà dis que j’veux pas qu’on fasse deux passes deux suite ici, c’est clair ?! Et si c’était un flic ton équilibriste, on s’rait bon nous.
Prostituée : Tu vois bien que c’est un pauvre mec qu’à pas tiré depuis un mois.
Client : Pas du tout.
Prostituée : Et puis j’ai fais l’tour des hôtels ce soir.
Patron d’hôtel : Bon en tout cas ici c’est la dernière fois et puis après tu rentres chez toi, ça t’reposeras le cul.
Prostituée : T’es toujours aussi serviable Raymond.
Patron d’hôtel : Et alors, j’suis pas Sœur Térésa.
Prostituée : Tu paies, chéri.
Client : Ca fait combien ?
Patron d’hôtel : Ca fait ça.
Denis : Pourquoi tu t’es lavé les cheveux ? On fait rien de spécial.
François : Ba moi si, parce que j’ai appelé une copine qu’est un peu dépressive là alors si ça t’ennui pas trop j’préfère aller la voir, ça peux l’aider. Elle est mannequin.
Denis : Ah ouais, elle doit être plus mannequin que dépressive, nan ?
Denis : Tu joues vachement bien, hein. Si j’avais eu d’l’argent j’t’en aurais donné.
Denis : Non mais c’est bête, on a eu l’temps de rien.
Katrina : Ce sera pour la prochaine fois. On se reverra si c’est notre karma.
François : Ba oui, si c’est qu’une question d’karma, y’a pas d’problème.
Katrina : Au revoir, petit lutin.
François : A part le fait qu’elle soit coiffé comme un t’sous de bras, est ce qu’elle est bonne Katrina ?
Denis : Oui oh c’est d’un goût. J’ai pas eu l’temps d’me rendre compte figure toi. Tu fais chier pour une fois
que j’ai pas été obligé d’employer la menace.
François : Tu m’en veux ?
Denis : Mais non mais j’suis contrarié. Pourquoi t’es pas resté ?
François : Ba j’me suis fais jeter, malin.
Denis : Avant ou après ?
François : Après.
Denis : Y’en a qu’on du peau.
Denis : Y’a encore quelqu’un, j’vais y aller.
François : Non c’est pas la peine.
Denis : Ba pourquoi ?
François : Parce que ça sert à rien, elle est mignonne, fout lui la paix.
Denis : Et ba justement, en plus elle dois être riche, y’a pas d’justice.
François : Tiens attends, j’vais pas rentré tout d’suite, tu peux pas ramener ma guitare ?
Denis : Tu vas pas manger avec moi ?
François : Non j’ai pas faim là. J’vais aller faire un p’tit tour. Ramène là, soit sympa. Hein ?
Denis : Ba ouais mais enfin t’aurais pu l’dire plus tôt, on aurait pris qu’une tranche de jambon.
François : Ca te fais quoi de le voir en vrai E.T ?
Charcutière : Vous désirez ?
Denis : J’voudrais une petite tranche de pâté de tête s’il vous plait. Très peu, c’est pour un bébé.
Denis : Qu’est ce que c’est que ça ? Oh, qu’est ce que c’est que ça ?
François : Ba c’est du boulot.
Denis : C’est quoi ce boulot ?
François : Euh, des valises de vêtements à transporter, y’en a 6 ...
Denis : Ohlala, ça sent mauvais ça. Qui c’est qui t’as branché là-dessus ?
François : C’est Monsieur Christian, le mec du bistro.
Denis : Nan mais t’es malade toi, t’as pas vu la tête de gangster qu’il a ?
François : Tiens ba j’croyais que tu l’avais pas vu toi hier.
Denis : C’est toi François ?
François : Ouais, c’est moi, c’est moi. Ca va pas ?
Denis : J’ai très très froid.
François : Ah mais ça va s’arranger.
Denis : T’as fermé la porte ?
François : Oui pourquoi ?
Denis: Parce que j’ai été attaqué par des renards tout à l’heure.
François : Ah ba c’est normal, c’est la saison.
Denis : J’ai du mal à parler parce que j’ai les dents qui poussent.
François : Bon, essai de dormir un peu là.
Denis : Ah nan nan, j’ai peur qu’il neige.
François : Ba si il neige, j’te réveillerai.
Denis : Tu promets ?
François : Ba oui.
Denis : Oh, de toute manière tu reste là hein ?
François : Oui.
Denis : Hey, si ils reviennent, j’ai des comprimés contre les renards dans mon sac, t’auras cas les prendre.
François : T’inquiète pas, ils m’connaissent les renards, t’auras qu’à les garder pour la prochaine fois.
Denis : Des fois j’voudrais être baraqué pour te péter la gueule !
Denis : T’as vu dans quoi on est tombé ?!
François : Ba c’est peut être pas un mauvais plan ses montres, mon pote.
Denis : T’es complètement jeté toi, tu vois pas qu’on est chez un receleur ?! Regarde les autoradios, on s’croirait chez Darty.
Denis : J’ai été attaqué par des mecs dans l’métro. Ils étaient une quinzaine alors ils ont finis par m’avoir.
Femme du receleur : C’est pas juste, on a jamais fais d’mal à personne !
Policier : Ca fais 15 autoradios, tu notes.
Femme du receleur : Mais c’est à nous hey ! On a économisés pour se les payer !
Policier : C’est ça ouais, puis les 75 pinces à sucres en argent aussi ? Ca doit être pour ça qu’il a du diabète votre mari.
Femme du receleur : Ca c’est à moi ! C’est notre cadeau de mariage de ma mère !
Policier : Oh, vous vous foutez d’moi non ?! C’est du matériel de chirurgie ça.
Femme du receleur : Et alors, mon mari est très bricoleur !
Policier : Allez on embarque tout ça.
Femme du receleur : Oh si vous l’emmenez j’vous préviens, j’me fout en l’air au gaz !
Denis : New-York c’est 8 millions d’habitants, 150 cours de danse et 3000 crises cardiaques par an.
François : Et alors, c’est quoi le rapport ?
Denis : T’as 80% fois plus de chance de mourir du coeur que de retrouver Mathilde.
François : Bon écoutes c’est pas compliqué : tiens ! Ton dollar, ta banane mon pote, voilà. Salut et marche à l’ombre !









