Fiches de films - Répliques
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Les valseuses
Pierrot : Déconner, toujours déconner, y'en a marre de déconner.
Jean-Claude : T'as qu'à proposer autre chose, toi ?
Pierrot : Donne-moi du blé... j'aurais des idées.
[Au volant de la DS qu'il vient de voler]
Jean-Claude : On n'est pas bien, là ? Hein ? Tu les sens les coussins d'huile, sous ton cul ? Hydropneumatique mon p'tit bonhomme...
[Au volant de la DS qu'ils viennent de voler]
Jean-Claude : Oh là là là là là, mais arrête de fouetter comme ça ! Tu veux du papier Q ? On va y ramener, sa bagnole, au mec !
[Des gens se sont rassemblés aux fenêtres pour regarder les deux voyous tenus en joue par le proprio de la DS]
Homme à la fenêtre : Si tu leur faisais une bonne coupe de cheveux à ces zazous ?!
Jean-Claude : Y'a pas d'erreur possible, on est bien en France.
[Ils cherchent un médecin parce que Pierrot a pris une balle]
Jean-Claude : Endo... Endo, endocrinologie là, ça veut dire quoi ?
Pierrot : Qu'est-ce que j'en sais, moi ?! Dépêche-toi, j'ai de plus en plus mal.
Jean-Claude : Oto-rhino-laryngo, tu connais ?
Pierrot : On va quand même pas acheter un dico ! Moi, j'en ai rien à foutre de leur spécialité. Moi, j'pisse le sang, c'est tout ce que je vois.
[A la casse]
Pierrot : Ecoute-moi bien, Jean-Claude.
Jean-Claude : Ouais, j't'écoute.
Pierrot : Ecoute-moi, bien. Comme l'mec, il a l'air d'y t'nir vachment à sa bagnole, ben, on va lui rendre, faut être correct. On va lui déposer sur le bord de la route. Gentillement. Tu m'suis ?
Jean-Claude : Ouais, ouais.
Pierrot : Alors là, c'est là qu'ça va commencer, tiens-toi bien. Les flics ramassent la bagnole. Le Merlan vient la récupérer au commissariat. Il voit qu'elle est intacte, il r'part avec, hein ? Tout content, en sifflotant. Seulement ce qu'il sait pas, ce con, c'est que sa bagnole, on lui a trafiqué. On lui a bien tranquillement cisaillé la route avant. Une roue qui tient plus qu'à un ch'veu. Tu piges, hein ? Qui demande qu'à s'débiner dans un virage. Alors un jour, le mec, il est là, sur une belle nationale, tu vois, à plus de 150, peinard, il fume une cigarette, viril, du genre Malboro, quoi, puis hop, la roue qui s'taille ! [Il attrape Jean-Claude par la chemise] C'est pas beau, ça ? C'est pas beau ? Dans un virage, avec plein d'arbres !
Jean-Claude : T'as raison, c'est tout ce qu'il mérite, cet enculé, c'est tout ce qu'il mérite. Bon, viens t'asseoir, viens t'asseoir, j'ai peur que tu sois un peu fatigué, viens.
[A la terrasse d'un café]
Jean-Claude [à Pierrot] : On n'est pas bien là, hein ? Putain merde, tu vois quand on nous fait pas chier, on s'contente de joies simples.
Jean-Claude : Y'a rien à foutre ! C'est comme les mouches, il faut qu'ils [les flics] nous collent aux noix, à croire qu'on est indispensable, que si on disparait, tout s'écroule !
Pierrot : Marche pas si vite, merde ! [Et les voilà à vélo, la cavale continue.] Hey, j'ai mal aux couilles !
Jean-Claude : T'as qu'à te mettre en danseuse ! [En arrivant au sommet d'une côte] C'est moi qu'ai gagné le trophée Pernod.
Pierrot [qui arrive après en marchant à côté du vélo] : Gros con, va !
[Dans le train]
Pierrot : Ah enculé de Merlan, j'espère qu'il va pas se louper, qu'il va bien s'mettre en l'air dans un virage ! Tu crois qu'il l'a recuperée, sa bagnole ?
Jean-Claude : T'es fou, pas déjà !
Pierrot : Alors, qu'est-ce qu'ils glandent, les flics ?
Jean-Claude : Ah, y'a pas l'feu !
Pierrot : Si, moi j'suis pressé, j'ai hâte de le voir dans la rubrique accidents !
[A la gare]
Pierrot : T'as des potes dans la région ?
Jean-Claude : Non, non.
Pierrot : Alors, qu'est-ce qu'on vient foutre ?
Jean-Claude : Merde, on debarque, laisse-moi l'temps de me retourner ! J'ai beau être pas trop con, j'suis quand meme pas un ordinateur !
[Dans la salle de bain]
Jean-Claude : Regarde comme t'es beau, tu sais que tu en d'viendrais presque désirable !
Pierrot : Enlève ta main !
Jean-Claude : Quelle main ?
Pierrot : Enlève ta main, vieux pédé !
Jean-Claude : Oh ! Y'a pas de honte.
Pierrot : C'est pas une question de honte, c'est une question d'envie. Et moi justement, j'ai pas envie !
Jean-Claude : T'en sais rien : un truc que tu connais pas, tu peux pas savoir si tu en as envie ou pas.
Pierrot : Tu crois quand même pas que je vais m'exciter pour ta gueule, non ? Moi, ce qu'il me faut, c'est une bonne femme, tu piges ? Quelque chose qui m'attire et non qui me repousse !!!
Jean-Claude : Chuttt ! Quelqu'un qui vient d'entrer ! [Pierrot s'avance pour voir, et Jean-claude le soulève par derrière] Ah, tu vas voir, vieux pédé, j'te dis !
Pierrot : Non ! Non !
Pierrot : Jean-Claude ? Pourquoi j'bande pas ?
[Sur une plage]
Pierrot : Mais bordel de nom de Dieu, y'a bien un cul qui nous attend quelque part !
Jean-Claude : Ah ben ça, à tous les coups. Mais le problème, c'est d'établir la liaison sans donner l'alarme.
[Pierrot et Marie-Ange font l'amour. Jean-Claude est sur le lit avec eux.]
Jean-Claude : C'était vraiment pas la peine de me faire chier avec ton muscle pendant 15 jours.... Oh, vas-y mollo, tu me files le mal de mer ! ... Oh, mais calme-toi, nom de Dieu, t'énerve pas comme ça ! Prends ton temps... Négocie ! [Pierrot a fini et Marie-Ange baille.] Ah ben dis donc, jolie performance, 3 minutes et demi, tu parles d'un sprinter ! C'est tout juste si t'arrives pas avant d'être parti, comment veux-tu qu'elle aille au bonheur, la môme ?
Pierrot : J'y retourne.
Jean-Claude : Ah non, tu permets ! Après moi !
[Jean-Claude fait l'amour à Marie-Ange. Pierrot observe le visage de Marie-Ange.]
Jean-Claude : Elle ferme les yeux ?
Pierrot : Non.
Jean-Claude : Elle se mord les lèvres ?
Pierrot : Non.
Jean-Claude : Elle transpire sous les bras ?
Pierrot : Non, non.
Jean-Claude : Oh merde, moi, j'raccroche. J'vois pas pourquoi je m'userais l'chibre. Tiens, tu veux que j'te dise, c'est un trou avec du poil autour et puis, c'est tout. Rien qu'un boyau insensible. Nan mais regarde-moi cette espèce de, de, de... Tiens, on dirait une opérée sur le billard. On pourrait aller boire un canon au bistrot du coin, on la retrouverai dans la même position en rentrant. [A Marie-Ange] Allez, allez, tu peux te remettre sur le dos. Fini la nique, ras-le-bol !
Pierrot : Hé, la pudeur, tu connais ?
Jean-Claude : Penses-tu ! Elle s'en fout comme de ses premières garnitures. [Elle s'assoit entre les deux.] Excuse-nous, Marie-Ange, on n'est pas très fleur bleue. Tu prends jamais ton pied ?
Marie-Ange : J'sais pas. Ça m'dérange pas. Elles font comment les autres filles ?
Pierrot : Ben, elles vivent !
Jean-Claude : Elles s'débattent, elles font du bruit, elles remercient avec les yeux !
Pierrot : Les yeux, il faut qu'ils soient hagards, il faut qu'on voit le blanc.
Marie-Ange : Vous avez qu'à m'apprendre.
Marie-Ange : J'vous previens, j'ai mes règles !
Jean-Claude : Tu vas taire ta gueule oui ou merde !!!
Pierrot : Et maintenant, où on va ?
Jean-Claude : Aucune idée.
Marie-Ange : Si on sait pas où on va, on pourrait peut-être s'arrêter un p'tit moment ? On arrivera toujours assez tôt.
Pierrot : S'arrêter pourquoi faire ?
Marie-Ange : L'amour...
Jean-Claude : Oui, ben mon p'tit canard, figure-toi qu'c'est pas tellement le moment ! Pour moi y a qu'un truc qui compte : tailler la route, oublier cette odeur de cadavre.
Marie-Ange : J'vous en supplie, baisez-moi !
[Pierrot vient de s'envoyer en l'air avec Marie-Ange à l'arrière de la DS, Jean-Claude conduisait. Ils s'arrêtent pour échanger les rôles]
Jean-Claude [parlant de la DS hein...] : Lève-toi elle est survireuse !
[ils font du stop sans succès depuis un certain temps]
Pierrot : Tu crois qu'ils s'arrêteraient ces enculés là ?!
Jean-Claude : On va encore être obligés de voler...
Jean-Claude : Te fais pas de soucis vieux, dans la vie tout s'arrange. Y a jamais de vraie raison de se biler. Y peuvent pas nous faire un trou au cul, on en a déjà un...
Jean-Claude: On n'est pas bien ?
Pierrot : Si.
Jean-Claude : Paisibles, à la fraîche, décontractés du gland ? Et on bandera quand on aura envie de bander !



